Atakpamé, Vendredi 20 février 2026 – Dans le cadre du renforcement de la gouvernance environnementale et de l’application effective du Code forestier togolais adopté depuis 2008, le directeur régional de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique pour la région des Plateaux-Est a rencontré, ce mardi matin, les opérateurs et utilisateurs de la matière bois de la ville d’Atakpamé.
La séance d’échanges s’est tenue au Centre Régional d’Appui (CRA) d’Atakpamé, en présence des membres du bureau régional et préfectoral de la Chambre des métiers des Plateaux.
Cette rencontre avait pour objectif principal de rappeler aux acteurs de la filière bois les dispositions légales et réglementaires en vigueur depuis l’adoption du Code forestier en 2008, et de les inviter à une conformité stricte à ces textes, désormais appliqués avec davantage de rigueur par les autorités compétentes. Il s’agissait également de renforcer la compréhension du cadre légal existant, afin de promouvoir une gestion durable, responsable et transparente des ressources forestières.


Lors de cette séance de sensibilisation, le directeur régional, le Commandant Kodjo Benjamin Gbenin, a souligné que le cadre juridique encadrant l’exploitation forestière n’est pas nouveau, mais qu’il devient impératif pour tous les acteurs de s’y conformer pleinement. Il a rappelé que le respect du Code forestier vise à préserver les ressources naturelles tout en permettant aux professionnels du secteur d’exercer leurs activités dans un environnement réglementé et sécurisé.
Le Commandant Gbenin a particulièrement insisté sur l’adoption de pratiques responsables conciliant production, transformation du bois et protection de l’environnement, afin d’assurer la durabilité des forêts de la région des Plateaux-Est et de répondre aux enjeux environnementaux actuels.

Les menuisiers et autres acteurs présents ont été édifiés sur les conditions d’accès à la matière bois, les procédures d’autorisation requises, ainsi que les obligations administratives liées à l’exploitation et à la commercialisation du bois. Le directeur régional a également tenu à dissiper certaines interprétations erronées ayant circulé récemment, notamment celles évoquant une interdiction générale de vente ou d’exploitation du bois. Il a précisé que les activités restent autorisées, à condition qu’elles soient menées dans le strict respect des textes en vigueur.
Au terme des échanges, les participants ont salué une initiative jugée salutaire et pédagogique, permettant de lever les zones d’ombre et de mieux outiller les opérateurs locaux. Plusieurs acteurs ont exprimé le souhait que ce type de rencontre se poursuive de façon périodique, afin de garantir une meilleure appropriation des textes et une gestion durable de la filière bois dans la région des Plateaux-Est.
Jean-Marc Ashraf

