L’affaire impliquant les deux journalistes français arrêtés au Togo prend une nouvelle tournure. La Haute Autorité de régulation de la communication écrite, audiovisuelle et numérique (HARC) a clarifié, mercredi 19 août 2026, sa position, indiquant ne pas vouloir se substituer à la justice dans le traitement du dossier.
Au cœur de cette mise au point figure la question de l’accréditation des professionnels des médias étrangers. La HARC affirme n’avoir reçu aucune demande d’accréditation concernant la mission de Gaël Mocaër et Sébastien Perez Pezzani, qui participaient à un tournage pour l’émission documentaire Les Routes de l’impossible, produite par Tony Comiti Productions et diffusée sur France Télévisions.
Selon le régulateur, ni les deux journalistes ni France Télévisions ne l’auraient saisi au sujet de leur présence et de leurs activités professionnelles au Togo. L’institution précise également ne pas avoir été informée de leur arrivée dans le pays ni de la nature exacte des activités qu’ils devaient y mener.
Interpellés dans le nord du Togo, les deux Français ont été placés sous mandat de dépôt le 17 août, selon les informations rapportées par plusieurs médias. La France a confirmé leur détention et indiqué qu’une information judiciaire était en cours.
La HARC rappelle que l’exercice du journalisme par les correspondants et envoyés spéciaux de médias étrangers est soumis à des exigences prévues par le Code de la presse et de la communication, notamment l’obtention d’une carte professionnelle et d’une accréditation auprès de l’autorité de régulation.
Pour autant, l’institution se garde de tirer des conclusions sur la responsabilité des deux journalistes. Elle ne se prononce pas non plus sur les faits qui leur sont reprochés, laissant à la justice le soin d’établir les circonstances exactes de leur présence sur le territoire togolais et de déterminer, le cas échéant, les responsabilités.
La HARC appelle par ailleurs les professionnels des médias et les créateurs de contenus à faire preuve de retenue, de responsabilité et de rigueur dans le traitement de cette affaire. Elle souhaite que la procédure judiciaire puisse se poursuivre en toute indépendance.
Ainsi, au-delà de la question administrative de l’accréditation, la détermination des faits et leur qualification juridique relèvent désormais de la justice. Une position qui recentre le dossier sur la procédure judiciaire, alors que plusieurs zones d’ombre demeurent encore sur les circonstances précises de l’arrestation et les griefs retenus contre les deux journalistes.
La Rédaction


