Lomé, 18 août 2026 – Après l’Assemblée nationale, c’est au tour du Sénat de poursuivre le processus législatif. La chambre haute du Parlement togolais a ouvert, lundi 17 août au Palais des Congrès de Lomé, sa deuxième session extraordinaire de l’année 2026. Une session convoquée à la demande du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, et placée sous le signe de la célérité et de la rigueur dans l’examen des textes.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le président du Sénat, Barry Moussa Barqué, a invité les sénateurs à accorder une attention particulière aux différents textes inscrits à l’ordre du jour. Il a notamment insisté sur la nécessité d’avancer rapidement dans les travaux, sans compromettre la qualité de l’examen parlementaire.
Cette deuxième session extraordinaire s’articule autour de trois projets de loi, déjà examinés par l’Assemblée nationale. Ils touchent à des secteurs importants de l’action publique : la protection de l’environnement, la justice commerciale et la simplification des démarches administratives.
Le premier texte concerne la protection et la gestion des aires protégées. Il vise notamment à renforcer la conservation des espaces naturels et de la biodiversité, tout en prenant en compte les intérêts des communautés riveraines et la gestion durable des ressources naturelles.
Le deuxième projet porte sur la modernisation des juridictions commerciales. Il s’inscrit dans une volonté d’adapter la justice commerciale aux nouvelles réalités économiques et numériques, notamment en matière de traitement des procédures et de sécurisation des échanges.
Le troisième texte concerne l’adhésion du Togo à la Convention de La Haye de 1961, qui vise à faciliter la reconnaissance de certains actes publics à l’étranger en supprimant l’exigence de leur légalisation. Cette démarche devrait contribuer à simplifier plusieurs procédures administratives impliquant des documents destinés à être utilisés à l’international.
L’ouverture de cette session marque ainsi une nouvelle étape dans le processus d’adoption des textes. Après leur examen par l’Assemblée nationale, les trois projets arrivent devant le Sénat, conformément au mécanisme de navette entre les deux chambres du Parlement.
Pour Barry Moussa Barqué, cette session doit être l’occasion d’un travail soutenu et responsable. Le président du Sénat a appelé les sénateurs à faire preuve de « célérité », tout en maintenant la rigueur nécessaire à l’examen des textes.
Au-delà de l’adoption des projets de loi, cette session extraordinaire traduit la volonté des institutions parlementaires de poursuivre la mise en œuvre du processus législatif de la Ve République et de répondre, à travers les textes examinés, à plusieurs enjeux liés à la protection de l’environnement, à l’efficacité de la justice et à la simplification des démarches administratives.
En somme, le Sénat entre dans cette nouvelle séquence parlementaire avec un agenda relativement ciblé, mais dont les enjeux touchent directement la gouvernance publique et la vie quotidienne des citoyens.
La Rédaction


