Atakpamé, 15 septembre 2026 – Qui est l’usager de la route ? La question, à la fois provocatrice et pertinente, revient avec insistance chez les automobilistes et les motocyclistes voir les piétons
Sur plusieurs axes routiers de la région des plateaux, mais aussi dans d’autres localités du Togo, conduire est devenu un exercice périlleux. En cause : la divagation des troupeaux de bœufs et la transhumance non maîtrisée.
La traversée anarchique des animaux, souvent sans surveillance, contraint les conducteurs à des freinages d’urgence. Les motocyclistes, particulièrement vulnérables, sont les premières victimes de ces collisions, qui se soldent parfois par des accidents mortels.

Au-delà du risque d’accident, les déjections animales jonchent la chaussée, rendant les routes glissantes et insalubres. Une situation qui pollue l’environnement routier et dégrade le cadre de vie des riverains.
Face à cette problématique récurrente, les usagers interpellent les ministères chargés de la Sécurité, des Transports et de l’Agriculture. Que prévoient les textes en matière de divagation d’animaux et de réglementation de la transhumance ?
Le Code de la route togolais est pourtant clair : tout animal en divagation constitue un obstacle et engage la responsabilité de son propriétaire. Mais, dans les faits, l’application reste difficile.
De leur côté, les services de l’élevage plaident pour un recensement effectif des troupeaux transhumants et un meilleur encadrement des couloirs de passage.
En attendant des mesures fortes et concertées, les usagers de la route appellent à une synergie d’actions entre administration, éleveurs et collectivités locales.
Il y va de la sécurité de tous et de la préservation d’une cohabitation apaisée entre agriculture et élevage, deux piliers de l’économie régionale.
Marcel Akakpo


