mercredi, mars 18, 2026

Protection des aires protégées dans les Plateaux : l’heure de la fermeté a sonné

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Dans la région des Plateaux, le temps de la tolérance semble révolu. Face à la dégradation progressive des espaces naturels, les autorités haussent désormais le ton. Entre occupations illégales, pratiques pastorales incontrôlées et défiance croissante envers les règles de conservation, la survie même des aires protégées est en jeu. Dans ce contexte tendu, le gouverneur de la région des Plateaux, le Général de brigade Dadja MAGANAWÈ, engage une riposte claire, celui de restaurer l’autorité de l’État et sauver un patrimoine écologique en péril.

Dans plusieurs zones protégées de la région, notamment les aires de Togodo et d’Amou-Mono, les signaux d’alerte se multiplient. Les intrusions agricoles, l’installation de couloirs de transhumance non autorisés et la présence de parcs à bétail à l’intérieur même des périmètres de conservation traduisent une pression humaine de plus en plus forte sur ces espaces censés être intouchables.
Plus inquiétant encore, certaines pratiques contournent délibérément les mécanismes de contrôle. Le pâturage nocturne, adopté par certains éleveurs, illustre cette volonté d’échapper à la surveillance, au détriment de l’équilibre écologique. Une dérive jugée particulièrement grave par les autorités, car elle accélère la dégradation des écosystèmes déjà fragilisés.

Cette situation n’est pas isolée. À l’échelle nationale, les aires protégées togolaises subissent depuis des décennies les effets combinés de la déforestation, de l’exploitation abusive des ressources et de l’occupation humaine.

Face à ces dérives, le Gouverneur de la région des Plateaux, Général de brigade Dadja MAGANAWÈ, opte pour une ligne dure. Dans une correspondance officielle adressée aux préfets, il rappelle sans ambiguïté que ces espaces relèvent du domaine public de l’État et que toute occupation ou exploitation y est strictement interdite.
Au-delà du rappel à la loi, l’heure est à l’action. Les autorités locales sont appelées à se mobiliser rapidement pour faire respecter les textes en vigueur. Des rencontres doivent être organisées avec les responsables d’associations d’éleveurs et les communautés pastorales afin de clarifier les règles et d’engager leur responsabilité.
Dans cette dynamique, l’identification des contrevenants devient une priorité. Les propriétaires de troupeaux impliqués dans les pratiques illégales, notamment le pâturage nocturne, devront répondre de leurs actes. Une collaboration étroite entre autorités administratives et communautés est exigée pour mettre fin à ces infractions répétées.

Si la fermeté s’impose aujourd’hui, elle révèle aussi les limites d’un système confronté à des réalités socio-économiques complexes. Les conflits d’usage entre conservation et activités humaines, notamment l’élevage et l’agriculture, restent au cœur du problème.

Dès lors, la réponse ne peut être uniquement sécuritaire. Elle devra s’accompagner d’une meilleure sensibilisation, d’une implication accrue des communautés locales et d’une gestion plus participative des ressources naturelles.

Ce durcissement de ton marque un tournant. Il traduit une prise de conscience : la disparition progressive des aires protégées ne serait pas seulement une perte environnementale, mais aussi un échec collectif en matière de développement durable.

En engageant cette offensive, le Gouverneur de la région des Plateaux, le Général de brigade Dadja MAGANAWÈ, envoie un message clair : la préservation du patrimoine naturel n’est plus négociable. Reste désormais à transformer cette volonté politique en actions durables sur le terrain. Car de l’efficacité de cette mobilisation dépend non seulement la survie des écosystèmes des Plateaux, mais aussi l’équilibre entre l’homme et la nature pour les générations futures.

Jean-Marc Ashraf

Plateaux Actu
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