La Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) s’apprête à tourner une nouvelle page de son histoire. Après six années à la tête de l’entreprise, son Directeur Général, Martin Drevon, a décidé de mettre un terme à ses fonctions, avec la volonté d’ouvrir une nouvelle étape de son parcours professionnel. La décision a été portée à la connaissance du Conseil d’Administration lors de sa réunion du 30 septembre 2026.
Loin de traduire une rupture dans la dynamique engagée, ce départ s’accompagne d’une période de transition pensée pour assurer la continuité des activités. Jacky Rivière assure ainsi la direction par intérim, dans l’attente de la nomination d’un nouveau Directeur Général. Cette organisation doit notamment permettre à la NSCT de poursuivre normalement la campagne cotonnière 2026-2027 et son accompagnement auprès des producteurs.
Une filière remise sur une trajectoire de croissance
Depuis 2021, Martin Drevon a dirigé la NSCT dans un contexte marqué par plusieurs défis pour la filière cotonnière. Avec la mobilisation des équipes, des producteurs, des partenaires et des autres acteurs du secteur, l’entreprise a progressivement retrouvé une dynamique de redressement et de développement.
L’un des principaux indicateurs de cette évolution reste la production de coton-graine, passée d’environ 60 000 tonnes à près de 80 000 tonnes. Une progression qui s’est accompagnée d’une amélioration des rendements.
La campagne 2025-2026 a notamment enregistré un rendement moyen de 1 064 kg à l’hectare, soit plus d’une tonne à l’hectare. Selon la NSCT, il s’agit du meilleur niveau enregistré depuis la création de la société. La dynamique s’est poursuivie avec la campagne 2026-2027, pour laquelle les superficies annoncées ont atteint 120 000 hectares, contre 80 000 hectares lors de la campagne précédente.
Des solutions agricoles pour renforcer la résilience des producteurs
Au-delà des chiffres de production, la période a également été marquée par la recherche de solutions permettant de renforcer la durabilité de l’agriculture cotonnière. La NSCT a notamment développé des pratiques d’agriculture régénératrice, avec plus de 37 550 producteurs formés.
L’entreprise a également encouragé la valorisation de la matière organique grâce à des solutions telles que le biochar et le bokashi, présentées comme des pratiques contribuant à une meilleure gestion des ressources agricoles.
Cette approche a été complétée par des actions sociales destinées aux producteurs et aux communautés rurales. Des consultations médicales foraines ont été organisées et plus d’une vingtaine de forages d’eau potable ont été réalisés, renforçant ainsi l’accompagnement des populations dans les zones d’intervention de la société.
Le social au cœur de la transformation interne
La transformation engagée n’a pas concerné uniquement la production. Au sein de la NSCT, la période a également été marquée par un dialogue social régulier, la revalorisation des rémunérations et des primes, ainsi que la mise en place d’une couverture maladie complémentaire pour les collaborateurs.
Pour Martin Drevon, ces avancées reposent avant tout sur une mobilisation collective. À l’heure de son départ, il a exprimé sa reconnaissance aux producteurs, collaborateurs, partenaires et autorités qui l’ont accompagné durant ses six années de responsabilité.
« Je quitte mes fonctions serein et plein d’espoir pour l’avenir », a-t-il déclaré, estimant que les fondations construites collectivement permettent d’envisager avec confiance la poursuite de la dynamique engagée au service de la filière cotonnière togolaise.
Une transition tournée vers la continuité
Pour la NSCT, l’enjeu est désormais de préserver les acquis et de poursuivre la dynamique engagée, notamment au bénéfice des producteurs, des travailleurs et des partenaires de la filière. L’entreprise assure rester pleinement mobilisée pour consolider les résultats obtenus et poursuivre ses missions en faveur d’un développement durable du secteur cotonnier.
Au-delà du changement de dirigeant, la NSCT entend donc capitaliser sur les bases posées ces dernières années : une production en progression, des rendements améliorés, des producteurs davantage accompagnés et une attention renforcée aux enjeux sociaux et environnementaux. Le départ de Martin Drevon ouvre ainsi une nouvelle étape, sans remettre en cause la dynamique collective engagée au sein de la filière cotonnière togolaise.


