Atakpamé, 19 février 2026 – Dans une démarche de gouvernance de proximité, l’exécutif municipal de la commune Ogou 1 a entamé, ce jeudi, une tournée de concertation auprès des chefferies traditionnelles. Cette initiative vise à renforcer le dialogue institutionnel entre la mairie et les autorités coutumières, considérées comme des acteurs clés de la cohésion sociale et du développement local.
La tournée a démarré dans la ville d’Atakpamé, chef-lieu de la préfecture de l’Ogou, surnommée la Ville aux sept collines. Elle marque la volonté affichée du maire et de son équipe de poser les bases d’une gouvernance concertée, inclusive et ancrée dans les réalités socioculturelles de la commune.
La première halte de cette tournée a conduit la délégation municipale au palais de Sa Majesté Olu Kossi ADJAMON Idayé ALAGBO I, chef du quartier Gnagna (Tseti).

La rencontre s’est déroulée en présence du président du conseil coutumier du canton, entouré de chefs de quartiers ainsi que des présidents des Comités de développement des quartiers (CDQ).

Dans son mot de bienvenue, le porte-parole du conseil coutumier, M. YACOUBA Koffi, a salué l’initiative du maire, qu’il a qualifiée de signal fort en faveur du dialogue et de la reconnaissance du rôle central des chefferies traditionnelles dans la gestion des affaires locales.
Le maire Dr Komlan Mensah KASSAMADA a présenté les membres de sa délégation avant d’exprimer ses regrets pour le retard accusé dans l’organisation de cette tournée, initialement prévue après les passations de charges. Il a expliqué ce décalage par des contraintes administratives indépendantes de sa volonté.

Au cœur de son intervention, le maire a lancé un appel à l’unité des fils et filles des trois cantons composant la commune Ogou 1. Pour lui, la chefferie traditionnelle constitue le socle sur lequel doit s’appuyer toute dynamique de développement local. « C’est au bout de l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle », a-t-il déclaré, plaidant pour une gouvernance dans la continuité des actions menées par l’ancien exécutif municipal.


Soulignant la complémentarité entre autorités élues et chefferies traditionnelles, il a comparé l’exécutif communal à « l’enfant » et la chefferie au « parent », insistant sur le rôle de conseil, d’orientation et de veille sociale joué par les chefs coutumiers.
Décentralisation et partenariat local
Inscrivant son action dans la dynamique nationale de décentralisation impulsée sous l’autorité du président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le maire a réaffirmé la nécessité d’un partenariat étroit entre la mairie et les autorités traditionnelles afin de rendre l’action municipale plus efficace et plus proche des populations.
Au-delà des échanges protocolaires et des vœux de nouvel an formulés de part et d’autre, la question de la désignation du chef-canton de Gnangnan a occupé une place centrale dans les discussions. Le canton traverse en effet une période de régence prolongée.

Le président du conseil coutumier a, à cette occasion, sollicité l’implication personnelle du maire pour accélérer le processus de désignation du chef-canton, estimant que le rétablissement d’une autorité traditionnelle pleinement reconnue est indispensable à la stabilité institutionnelle et sociale du canton.

Les notables ont exprimé leur souhait de voir les actions municipales s’inscrire durablement dans les principes de bonne gouvernance et de servir prioritairement l’intérêt général. Ils ont également appelé à l’organisation d’une rencontre élargie entre l’exécutif communal et l’ensemble des populations du canton.
La rencontre s’est achevée dans une atmosphère de satisfaction partagée. La tournée de proximité de l’exécutif municipal se poursuivra la semaine prochaine dans les autres cantons de la commune Ogou 1, dans la continuité de cette démarche visant à consolider la cohésion sociale et à renforcer une gouvernance locale participative.
Jean-Marc Ashraf

