À Atakpamé, la voix des femmes et des filles a résonné avec force, le mardi 24 mars, à l’occasion de la célébration en différé de la Journée internationale des droits des femmes.
Bien au-delà d’une simple commémoration, cette journée s’est imposée comme un véritable espace de dialogue et de mobilisation autour du thème évocateur : « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles ».
Initiée par la direction régionale des Solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance, en partenariat avec les ONG Plan International Togo et SOS Villages d’Enfants, la rencontre a rassemblé autorités administratives, acteurs institutionnels et membres de la société civile. L’ambition affichée était claire : fédérer les énergies autour des enjeux cruciaux liés à la promotion et à la protection des droits des femmes.

Au cœur des échanges, un exposé thématique a mis en exergue l’urgence de consolider les mécanismes de protection des femmes et des filles, tout en favorisant leur implication effective dans les sphères décisionnelles. Les discussions ont également permis de mettre en lumière les défis persistants en matière d’égalité de genre, notamment en ce qui concerne l’accès à la justice.



L’originalité de cette conférence-débat a résidé dans l’utilisation de sketchs éducatifs, illustrant des cas concrets de violations des droits des femmes. Ces mises en scène ont suscité de vives réactions et favorisé une meilleure compréhension des notions juridiques, rendant les échanges plus interactifs et accessibles au public.

Le directeur régional en charge des Solidarités et du genre, Dodji Kokouvi Ahé, a souligné la nécessité d’une synergie d’actions. Il a insisté sur le fait que la promotion des droits des femmes ne peut être efficace sans un engagement collectif impliquant institutions publiques, partenaires techniques et communautés. Il a par ailleurs rappelé les initiatives en cours pour soutenir les femmes en situation de vulnérabilité.
De son côté, la sénatrice Otimi Claudine a salué les avancées enregistrées, tout en appelant à une vigilance accrue. Elle a exhorté les différents acteurs à transformer les engagements en actions concrètes, afin de garantir une justice sociale réelle et durable pour toutes les femmes et les filles.
La célébration s’est poursuivie dans une ambiance conviviale avec un match de football féminin opposant les équipes des institutions étatiques et privées. À l’issue d’une rencontre disputée, les institutions privées ont remporté la victoire sur le score d’un but à zéro.


Placées sous la présence effective du préfet de l’Ogou, Ekpé Kodjo Agbéko, du Président du Conseil Régional des Plateaux, GNATCHO Komla, du maire de Ogou 1, Dr Komlan Mensah Kassamada, ainsi que de plusieurs personnalités, ces activités traduisent une volonté commune de faire avancer la cause des femmes.


Au-delà des discours et des symboles, cette célébration à Atakpamé sonne comme un appel à l’action. Elle rappelle que la construction d’une société plus juste et équitable passe nécessairement par la reconnaissance, la protection et la valorisation des droits des femmes et des filles, piliers essentiels d’un développement inclusif et durable.
Jean-Marc Ashraf

